• Tori no ichi

     

    Tori no Ichi

     

    Eh bien, tout d'abord, sachez que Tori no Ichi signifie littéralement "La fête du coq" (et là je sens que je vous intrigue !! Je suis super forte pour faire monter le suspense, vous avez remarqué ? winktongue )

    En fait, il s'agit d'un marché à ciel ouvert qui se tient au mois de novembre, les jours du coq.

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    Petite interlude: Cette fête tire son origine de Chine, comme beaucoup d'événements japonais d'ailleurs, et dans le calendrier chinois non seulement les mois, mais les jours aussi étaient originellement associés à un des douze signes zodiacaux chinois (qui alternent donc tous les douze jours, vous me suivez?).

    Ce qui fait que selon les années, les dates auxquelles se tient ce marché varient, et leur nombre également. Et donc cette année, le mois de novembre compte 3 jours du coq, le 5, le 17 et le 29

     

    Donc mardi dernier, a eu lieu la seconde édition de l'année de ce marché qui se tient dans les temples et sanctuaires de tout le Japon.

     

     

    C'est là que sont installés des kiosques vendant des kumade, sortes de rateaux décoratifs en bambou, ornés d'okame (masque de femme joufflue) ou d'Ebisu-Daikoku (l'une des sept divinités du bonheur), complétés par des éléments porte-bonheur comme le maneki neko (le chat que l'on croise souvent, avec la patte levée et qui est censé apporté la réussite dans le travail), la prune, le pin, la grue ou encore la tortue (souvenez-vous, je vous ai déjà parlé de ces deux animaux dans la news précédente, comme des symboles de longévité et de chance).

     

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    (en haut à gauche et droite, on aperçoit l'Ebisu-Daikoku, et au centre l'Okame)

     

     

    Kumade

    Ces râteaux qui servaient à l'origine à balayer les feuilles mortes ou encore regrouper le riz, servent dans ces cas-là à "ratisser le succès, la santé, la prospérité, la chance et le bonheur."

     La tradition veut que lorsqu'un client achète un kumade, il se met d'abord d'accord sur le prix avec le vendeur, puis tous deux entonnent à l'unisson "kanai anzen, shobai hanjo" ("protection pour la famille, succès dans les affaires") puis tapent dans leur mains.