• Setsubun

     

    Le Setsubun

     

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    Le Setsubun a lieu le 3 février dernier au Pays du Soleil Levant.

     Mais késako ? eh bien, le mot « setsubun » signifie littéralement « division saisonnière » et fait en fait référence au passage d’une saison à l’autre. Vous aurez donc compris qu’une année comptera donc 4 setsubun, même si de nos jours seul le passage de l’hiver au printemps, aussi appelé Risshun, est encore célébré.

     Mais le 3 février c’est un peu trop tôt pour fêter l’arrivée du printemps ! me direz-vous : car oui le printemps ne débute officiellement en France que le 20 ou 21 mars, jour de l’équinoxe de printemps. Mais ce n’est pas le cas partout dans le monde, et les japonais accueillent le printemps bien plus tôt que nous, plutôt au début du mois de février.

     Ce passage est important pour eux car il est considéré comme une date charnière de l’année, marquant le renouveau (un peu comme le nouvel an chez nous). Ils profitent donc de cette célébration pour pratiquer le mamemaki ou lancer de haricots ! (là, je suis sûre d’avoir piqué votre curiosité et de vous avoir donné envie de lire la suite >o<)

     

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     La tradition veut que ce soit le Toshiotoko (年男), l’homme de la famille étant né sous le même signe du zodiaque chinois que celui de l’année en cours (pour exemple, puisque cette année est celle du singe, le toshiotoko sera quelqu’un né sous le signe du singe également donc en 1920, 1932, 1944, 1956, 1968, 1980, 1992, ou 2004) ou à défaut le chef de famille qui pratique ce rituel. Il doit alors jeter des haricots de soja grillés (appelés fukumame ou haricots porte-bonheur) dehors en criant « Oni wa soto ! » (« démons, dehors ! » ), puis dedans en criant cette fois « Fuku wau chi ! » (« la chance, dedans ! »). Ceci permettrait de chasser les esprits malfaisants des foyers et ainsi éloigner la malchance et la maladie.

     

     D'aucuns se déguisent parfois en Oni ou démons, dans certaines classes les élèves confectionnent d'ailleurs des masques à cette occasion, et c'est donc sur eux que sont alors jetés les haricots.

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     Enfin, pour clôturer cette célébration, il est de bonne augure de manger autant de haricots que son âge afin que cette nouvelle année ne soit faite que de bonheur, de chance et de bonne santé. Dans certaines régions, on rajoute systématiquement un haricot de plus pour que l’année à venir soit encore meilleure.

    A noter aussi, dans la région du Kansai, une autre tradition, bien plus récente cependant puisque datant des années 1990, veut que l’on mange un long makisushi appelé ehômaki, d’une seule traite, sans le couper, et en silence tout en faisant face à la direction porte-bonheur de l’année (dont je vous ai déjà parlé dans un précédent article d’ailleurs)

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