• Sanja Matsuri

     

    Sanja Matsuri

     

    Avec le Sannô Matsuri et le Kanda Matsuri, il constitue les 3 plus importants festivals shintô de mikoshi (sanctuaires portatifs) de la ville de Tôkyô.

     

    Sanja Matsuri

     

     

    Célébré le 3e week-end du mois de mai, ce festival est une façon d’honorer et remercier les trois hommes, Hamanari Hinokuma, Takenari Hinokuma et Nakatomo Hajino, qui ont fondé le temple Sensô-ji, le plus ancien temple tôkyoïte, dédié à la déesse bodhisattva Kannon (les boddhisattva sont des êtres qui ont atteint l’état d’éveil mai qui ont choisi de mettre en sursis leur statut de bouddha). Kannon est très populaire au Pays du Soleil Levant car elle incarne la compassion.

     

    La légende raconte que le 17 mai 628, lors d’une partie de pêche sur la rivière Sumida (cours d’eau qui traverse le nord-est du Japon), deux frères, Hamanari et Takenari Hinokuma, ont eu la surprise de remonter dans leur filet la statue de la bodhisattva Kannon. Lorsque Hajino Nakamoto, le seigneur du village, entendit parler de cette découverte, il appela les deux frères à reconnaître la sainteté de la déesse et à se convertir au bouddhisme. Les trois hommes décidèrent alors de consacrer leur vie à la foi bouddhiste et d’ériger un temple à la gloire de Kannon afin que les habitants du village puissent l’honorer. Ce temple, érigé en 645, est à présent connu sous le nom de Sensô-ji (Même s’il a par la suite été détruit par les bombardements lors de la 2nde Guerre Mondiale, puis reconstruit après-guerre). Le lieu de culte shintô voisin, le temple Asakusa, construit par la suite est quant à lui dédié aux trois hommes qui y demeurent désormais, transformés en kami.

     

    Sanja Matsuri

     

    Lors des trois jours de festivités, une parade de centaines de mikoshi, dans lesquels les kami shintô sont symboliquement placés, est organisée dans toute la ville afin de porter chance à tous les habitants et commerçants de la ville. Le tout, comme tout matsuri nippon, agrémenté de danses et de musiques traditionnelles.

     

    Un des autres événements à noter pendant ce festival est le rassemblement des yakuzas qui profitent de l’occasion pour exhiber leurs irezumis (tatouages qui recouvrent entièrement leur corps). Vêtus uniquement de fundoshi (le sous-vêtement des sumo), ils s’affichent fièrement à la vue de tous, sans pudeur ni menace.

     

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